29 Mai

Instant jeu : « Awakening Hera »

Je vous propose aujourd’hui de découvrir Awakening Hera, un petit mind game créé avec 3 autres étudiants de 42 en un weekend lors du Hackaton RedBull MindGamers sur le thème des élèments en février dernier.

Dans ce jeu, vous incarnez Hera, l’esprit d’une planète qui tente de récupérer des pierres d’éléments dans des labyrinthes pour rendre sa planète plus accueillante. Aidez-le à amener l’air, le feu et l’eau. Pour parvenir a vos fins il vous faudra faire appel à de la stratégie et de la mémoire. En effet, au premier déplacement, le labyrinthe devient invisible et il vous faudra donc utiliser vos souvenirs pour vous déplacer. Au fur et a mesure des niveaux, le jeu est renouvelé par l’ajout de nouvelles cases spéciales qui influence le jeu et la stratégie du joueur. Vous aurez ainsi à affronter des éclairs, des tornades, des cases qui se cassent ou encore à utiliser l’aide de soleils et parapluie pour vous frayer un chemin…

 

La mécanique est simple et le joueur est directement plongé dans le jeu. Nous avons crée 24 niveaux pour l’instant avec trois paliers de difficulté. Le jeu se veut volontairement difficile car nous l’avons développé à destination d’un public habitué aux mind games .

 

Pour Alexi Bara, Mounir Mouhssine, Gildas Hery et moi,  c’était l’occasion de s’essayer au javascript et de travailler tous ensemble à nouveau. Nous avons utilisé le framework phaser spécialement conçu pour créer des jeux. Le résultat est à découvrir sur www.play-hera.com en attendant une adaptation par nos soins en application mobile avec plus de cases spéciales et d’enjeux pour en faire un casual game favorisant l’exercice cérébral.

Le jeu ayant gagné le Hackaton, nous sommes ravis de vous annoncer qu’il sera disponible très prochainement sur la plateforme de mind games de Redbull : https://mindgamers.redbull.com/ . 

14 Avr

Instant jeu : « 8 chances de tout gagner »

Image: émission « 8 chances de tout gagner » du 4 février 2018 –   Effervescence ¨Productions/ France3 .

 

Si vous avez eu la chance de vous balader sur la croisette cette semaine ce n’était sans doute par pour observer la mer et les palmiers mais probablement pour assister au MipTV, un salon international des formats de télévision. Pendant quelques jours, des milliers de professionnels de l’audiovisuels y analysent les tendances du marché et s’échangent les derniers concepts les plus innovants. J’ai eu l’occasion de faire plusieurs MipTv et MipCom et j’en suis souvent reparti avec beaucoup de motivation pour créer de nouveaux jeux après avoir vu tant de créativité devant mes yeux. Et les jeux s’y portent bien selon les études de The Wit : le jeu “The Wall” a été adapté dans 17 nouveaux pays depuis un an  et les jeux de quiz progressent de 11%. Et ça tombe bien car aujourd’hui je vais vous parler d’un jeu de quiz que j’ai créé…

 

En effet, je profite de cet événement et d’une interview que j’ai donné il y a quelques semaines pour parler de “8 chances de tout gagner”, un jeu que j’ai imaginé et qui est diffusé tous les dimanches en fin d’après-midi sur France3 depuis le 30 octobre 2016.

C’est à la fois bizarre et à la fois une fierté de voir une mécanique de jeu que l’on a imaginé sur un petit bout de papier prendre vie et finir par divertir, instruire et faire réfléchir un million de téléspectateurs chaque semaine environ (1.07 million de téléspectateurs et 10.7% d’audience le 1er avril dernier) . Le jeu est produit par Effervescence (Simone Harari Baulieu), une société pour laquelle j’ai travaillé plusieurs années et qui s’est illustrée à de nombreuses reprises par sa capacité à créer des programmes innovants à succès et notamment des jeux originaux ce qui est assez peu commun en France (“Tout le monde veut prendre sa place”, “Le tournoi d’orthographe”,  “Slam” et désormais “8 chances de tout gagner”). Nous sommes parti de la mécanique de jeu initiale que j’avais conçue et avons ensuite retravaillé le jeu d’abord avec Cyril Pennec puis également avec Philippe Dourche et Laurent Thibierge pour le faire correspondre au mieux aux attentes de la chaîne.

 

Le principe de “8 chances de tout gagner” est de voir deux duos de candidats s’affronter d’abord entre équipes puis face à des écrans qui occupent un rôle central dans le décor et la mécanique du jeu. Ces écrans sont au nombre de huit et représentent les 8 chances de gagner qu’ont les candidats.

 

Lors de la première manche, chaque écran affiche une réponse à une question ouverte (par exemple : Quel pays à la plus grande superficie ?)  Les candidats doivent tenter de trouver la meilleure réponse possible parmi les huit choix proposés pour remporter le plus de points possibles.

 

 

Au bout de trois questions, l’équipe qui a le plus de points se qualifie pour la seconde manche. Désormais les écrans n’affichent plus de réponse et les candidats doivent remplir chacun d’eux avec une bonne réponse  (par exemple : Citez des pays commençant par A). A la fin du temps imparti chaque écran vide ou avec une mauvaise réponse est perdu. Les candidats sont dans une course à la survie car pour rester en jeu et ne pas faire revenir l’autre équipe à leur place ils doivent à tout prix conserver au moins un écran question après question. Plus ils conservent d’écrans, plus ils augmentent leurs chances de rester dans la partie et de gagner gros en finale.

 

Question lors de l’émission « 8 chances de tout gagner » du 4 février 2018 –   Effervescence Productions/ France3 .

 

Je vous invite à regarder l’émission sur France3 soit un de ces prochains dimanches à 17h15, soit en replay.

 

Si vous voulez en savoir plus sur la création de ce jeu, je vous invite à regarder la vidéo de l’interview que j’ai faite pour la Saje (Société des auteurs de jeux télévisés) que j’ai faite à ce sujet. Un grand Merci à Marie-Agnès Bruneau et aux équipes de la Saje pour cette interview. Cette interview fait partie d’une série d’interview d’auteurs de jeux télévisés qui est passionnante si vous aimez les jeux.

 

31 Mar

Lutter contre les frictions en magasin et découvrir sa mission : deux conférences complémentaires

J’ai eu l’occasion d’assister cette semaine à un cours et une conférence qui, bien que sur des sujets très différents en apparence, partagent en fait une vision commune : Ne pas oublier quel est son but et agir en conséquence.

 

Le cours était donné par Erika de The Family et avait lieu à SciencesPO avec pour thème “la mission”. La conférence portait sur la chasse aux irritants dans le commerce et était assurée par Olivier Dauvers dans le cadre du salon Popai (salon du marketing en point de vente).

 

Pour un entrepreneur, la mission est ce qui lui permet de recruter efficacement et d’orienter ses choix rapidement. C’est ce qui définit ce qu’il est et ses obsessions. C’est son “pourquoi” et cela peut être exprimé par un ensemble de valeurs stables au fil du temps tel que “rendre le bio accessible à tous”, “Rendre le déménagement plus serein” ou encore “rendre moins visible la frontière  entre centre-ville et banlieue” . En se basant sur son “pourquoi” l’entrepreneur peut alors définir comment atteindre sa mission et ensuite et enfin par quel moyen (produit ou service) atteindre son but.

Dès lors le “pourquoi” n’est pas le produit commercialisé mais la motivation qui a conduit à ce produit. La mission peut ensuite être utilisée pour construire peu à peu une culture d’entreprise. La culture d’entreprise, pour perdurer, doit être commune a tous les collaborateurs de l’entreprise, acceptée de tous et transmise aux nouveaux venus voire même renforcée par des symboles. Ainsi les bureaux d’Amazon sont des portes. En posant la question sur la particularité de son bureau, un nouvel arrivant se verra répondre que les portes coûtent moins cher que des bureaux. Tous les jours, en s’installant à son poste de travail il se rappellera aussitôt que la culture de l’entreprise est d’éviter les dépenses superflues et agira en conséquence….

 

La culture permet aussi d’orienter ses recrutements. En choisissant des candidats compatibles avec la culture et les valeurs de l’entreprise on renforce celle-ci. Et on s’assure que les collaborateurs agissent et réfléchissent dans le bien de la mission et de la culture de l’entreprise.

En commerce, le recrutement est aussi extrêmement important. Si l’on veut assurer ses ventes et construire une relation durable avec ses clients il faut que  ces deux objectifs soient bien intériorisés de tous. Sinon, plein de petits détails finissent par trahir d’autres intentions avec pour effet de faire douter le client et diminuer les ventes. Le spécialiste pour repérer ces irritants clients est Olivier Dauvers. C’était d’ailleurs le sujet de sa conférence : Qu’est ce qui motive un achat et par extension qu’est ce qui peut le faire échouer ? Difficile de résumer sa conférence tant elle était riche en exemple divers et variés. Mais pour faire simple, ce qui motive un achat est avant tout la réponse affirmative à la question “Est-ce que ca vaut le coup ?”. Pour trancher, le client se base son sur expérience d’achat et particulièrement deux facteurs : l’offre (Quoi?) et le prix (Combien?).  Dès lors les irritants sont tout ce qui vient mettre à mal l’exécution et la compréhension du prix, l’exécution et la compréhension de l’offre et l’expérience d’achat en elle même.

Ainsi lorsque le prix est incompréhensible (prix cachés, gros format plus cher que le petit format au litre ou au kilo, prix mélangés,  promo peu claires, …), que l’offre est dur à assimiler (trop ou trop peu d’informations, articles accessibles ou ne permettant pas de se rendre compte de la qualité, jargon non adapté au grand public, produits mal indiqués ou ne correspondant pas, …) ou que l’expérience elle même est non accueillante (panneaux formulés de façon peu avenante, magasin en désordre, …) le client risque de se sentir perdu et de renoncer à son achat.  

 

En une simple visite de 45 minutes dans un hypermarché, Olivier Dauvers a ainsi trouvé plus de 25 exemples qui ont alimenté sa conférence. Si vous souhaitez découvrir plus de ses trouvailles glanées au fil des allées de magasins et d’années d’expérience je vous conseille son blog et ses livres “tranches de vie commerciale” qui paraissent chaque année. Si l’importance de la  mission pour les entrepreneurs vous intéresse je peux vous conseiller cette vidéo.

22 Nov

A big jump into the « unknowns »

Je n’ai pas écrit  sur ce site depuis un petit moment car je suis actuellement en stage. C’est très prenant mais c’est passionnant. Cela fait maintenant plus de cinq mois que j’évolue au sein de l’entreprise et j’apprends beaucoup. J’ai notamment pu m’essayer à la réalisation d’un site en Ruby, aux chatbots, à la création d’un jeu de cartes (passion des jeux quand tu nous tiens…) et bien d’autres choses qui m’ont donné des idées d’articles et de choses à essayer quand j’aurais plus de temps.

 

Mon stage de développeur full stack est au sein d’Unknowns, un cabinet de conseil en innovation qui utilise les sciences sociales et les nouvelles technologies pour aider les entreprises à construire une société qui profite à tous et ou chacun a sa place et surtout sa chance. C’est donc une équipe sympathique qui a pour belle mission d’imaginer des modèles économiques durables, de voir quelles opportunités nouvelles sont désormais permises grâce aux changements technologiques et surtout de se baser sur l’ethnographie pour comprendre les vrais besoins et usages des gens et sur  l’ux pour concevoir des solutions vraiment utiles.  Pour moi c’est l’opportunité de côtoyer au jour le jour des sociologues et d’apprendre aussi bien en informatique que en connaissances diverses dans de nombreux domaines et secteurs d’activités.

 

Si je suis resté muet sur ce site, cela ne m’a cependant pas empêché de participer à l’écriture de quelques articles pour le blog et la newsletter d’Unknowns notamment sur Vivatech ou la Paris retail week et d’y raconter mon expérience à la louve . Je vous propose donc de jeter un coup d’oeil à leur blog surtout si les sujets d’innovation ou de grande distribution vous intéressent autant que moi… Il y a notamment beaucoup  d’articles récents sur le websummit 2017 qui valent le détour.

 

Concernant ce site, il redeviendra plus actif en décembre…

22 Août

Olivier Dauvers, l’homme qui rend la grande distribution passionnante

Aujourd’hui j’ai envie de vous partager ma passion de la grande distribution.

Pour moi les supermarchés sont bien plus que des milliers d’articles sur des centaines d’étagères dans des dizaines d’allées. C’est des lieux ou l’on peut découvrir pas mal de chose sur la société et son évolution et sur la manière de s’adresser a un client.

En effet, ce lieu peut sembler banal a première vue. On s’y rend toutes les semaines, parfois tout les jours si bien qu’il fait partie de notre quotidien et se laisse oublier. Pourtant il y a au moins trois bonnes raisons de trouver la grande distribution passionnante :

  • D’abord car c’est un témoin  d’une époque et d’une culture.
  • Ensuite parce que le « penser-client » est la seule manière pour un supermarché de survivre à long terme.
  • Enfin parce que c’est une organisation très complexe mais qui fait tout pour être le plus simple au client.


Un témoin culturel et temporel

Une des choses qui me surprend toujours en voyageant a l’étranger et la manière dont les rues marchandes et les centres commerciaux se ressemblent d’un pays a l’autre. Il n’y a plus vraiment de surprises. H&M et Ikea ont depuis longtemps dépassé les frontières de la suède, Hema a des magasins bien au delà d’Amsterdam et Flying tiger que je pensais être une découverte locale lors d’un séjour a Copenhague vient d’ouvrir  un magasin a Paris. Pareil pour Primark, Marks&spencer et autres Starbucks : lorsqu’une enseigne marche, elle se déploie rapidement a grande échelle si bien que les enseignes ne donnent plus d’informations sur la manière dont les gens vivent dans une région ou une autre. Pourtant les supermarchés eux semblent échapper a cette uniformisation. D’abord car lancer une chaine de supermarchés  est extrêmement couteux et long surtout face a des acteurs déja bien implantés si bien que les tentatives d’expansion sont ralenties (hors acquisition de chaines existantes). Ensuite car c’est un domaine ou il faut vraiment s’adapter au gout et aux attentes des clients pour séduire. Tesco par exemple, en s’installant aux USA avec Fresh&easy n’a pas assez pris en compte les habitudes et les attentes des clients américains et a subi un échec. Au sein d’une meme enseigne dans un meme pays il n’est pas rare de voir l’assortiment adapté a la clientele du magasin par rapport a la clientele de l’enseigne. A2pas a ainsi premiumisé son offre quand elle a repris des anciens monop’ dans paris et Migros en suisse fait varier son assortiment magasin par magasin. Maitriser la connaissance d’un marché est déjà suffisamment compliqué pour imaginer s’implanter partout. Visiter un supermarché à l’étranger est donc un super témoignage de ce qui plait (produits, services) et des habitudes et de la manière de consommer des personnes vivant là. C’est pour moi une incroyable d’un voyage et l’occasion aussi de gouter des produits locaux. En Scandinavie par exemple, on voit assez rapidement en visitant un magasin et en observant tous les produits consignés que le recyclage est une vraie préoccupation.

C’est aussi un témoignage temporel car les enseignes sont malines et s’avent s’adapter aux évolutions de la société. Ainsi la commande au comptoir a fait place au libre service depuis longtemps et on observe actuellement que les grands hypermarchés qui attendent le client perdent peu a peu du terrain face aux magasins de proximité qui vont a la rencontre de leurs acheteurs.

le « penser client », ou comment augmenter la valeur perçue pour le client

Le deuxième point incroyable avec la grande distribution c’est que c’est un endroit parfait pour voir des applications concrètes de marketing et de service client. L’expérience d’un visiteur est pour un supermarché essentielle et pourtant très complexe a gérer. Car c’est dans les détails que l’on peut fidéliser ou perdre un client. L’homme qui sait rendre tous ces détails passionnants et en tirer des enseignements est sans nul doute Olivier Dauvers. Ce journaliste passionné de la grande distribution donne de nombreux exemples en la matière sur son blog et dans ses ouvrages annuels « tranche de vie commerciale ». C’est souvent drôle, toujours bien vu et ca laisse vraiment a réfléchir sur la manière de créer un lien avec un client et de soigner son image, son image-prix notamment. Ca montre qu’il y a un vrai enjeu a ce que tout le monde au sein d’un magasin se pose des questions sur la manière dont les taches qu’il exécute vont être comprises par un visiteur venu y faire ses courses. Je vous recommande donc vivement son blog et ses ouvrages. Par ailleurs ca fait plaisir de voir qu’il est vraiment passionné par le sujet et qu’il a su transformer cette passion en une entreprise a succès mais a taille humaine et avec de vraies valeurs.

Une organisation complexe rendu simple

Si comme moi vous êtes interessés par l’expérience utilisateur, un supermarché est une expérience intéréssante. En effet, c’est probablement un des commerces les plus difficiles (gestion de milliers de références, milliers de fournisseurs, centaines de points de vente, gestion des vols, gestion des produits périssables, gestion de la chaine du froid, importance de l’emplacement, effet de la concurrence sur les marges, besoin de fidéliser les clients, gestion des franchisés, …) avec de nombreuses possibilités de perdre de l’argent si une étape se passe mal et pour une marge nette très faible (1-2%) mais pour autant tout est rendu simple et facile pour celui qui se ballade dans les rayons avec sa liste de courses.

Vous connaissez désormais les trois raisons qui me font trouver la grande distribution passionnante et l’homme qui a su me faire apprécier cet univers.

 

14 Juin

Devoxx, une conférence qui fait aimer l’informatique

A l’heure ou Vivatech ouvre les portes de son édition 2017 au public, je me permets de faire une petite présentation d’un autre salon qui parle aussi de technologie : le Devoxx. Le Devoxx c’est une série de conférences ayant lieu chaque année dans plusieurs villes dont Paris en avril, au Palais de congrès.

Pendant 3 jours, 2890 participants viennent échanger et écouter 237 speakers au fil de 220 conférences et ateliers. Ces chiffres sont d’autant plus impressionnants que le salon affiche complet chaque année bien avant le début et que les 220 conférences sont rigoureusement choisies parmi plus de 900 candidatures. Si le Devoxx pouvait pousser les murs du palais des congrès il y a fort a parier qu’il serait rapidement à nouveau à l’étroit. Mais le Devoxx n’a pas l’intention de devenir un salon géant et démesuré vu que ses organisateurs tiennent à lui garder un coté humain et convivial qui se ressent dans plein de petits détails tout au long des 3 jours si l’on a connu d’autres salon.

Outre l’ambiance, ce qui est passionnant dans ce salon c’est qu’il y en a pour tous les développeurs et pour tous les langages. Il y a aussi bien des ateliers  de découverte d’une technologie (scrapping et kotlin par exemple cette année) que des conférences très poussées sur des points précis de languages, des conférences sur la manière de coder ou de travailler ou encore des conférences plus théoriques qui amènent à réfléchir aux effets du code et de la technologie sur la société.C’est ainsi que l’on peut se retrouver à écouter des philosophes, des avocats, des artistes ou encore des chercheurs parler des implications du travail des développeurs dans la société et des responsabilités que cela induit. C’est pour moi les conférences les plus intéressantes car elles nous amènent à réfléchir à la manière dont nous voulons utiliser le code au quotidien et dans quel but… Le code n’est au final qu’un outil, pas une finalité en soit… Il ne devient utile que si il est bien utilisé dans un but précis.

La bonne nouvelle du moment sur le Devoxx, c’est qu’ils ont mis en ligne les vidéos de la plus part des conférences sur leur chaine youtube.

Envie de voir leur conférence d’ouverture ? C’est par ici !

Envie de découvrir les multiples possibilités d’une feuille de calcul de google doc même sans avoir besoin de forcément coder ? C’est par là.

01 Juin

Les hypnotiseurs seraient ils des bons entrepreuneurs ?

Lorsqu’un entrepreneur veut lancer un produit et qu’il veut mettre toutes les chances de succès de son coté, il sait qu’il va devoir choisir un public cible et se concentrer sur une cible restreinte mais hyper-spécifique, celle pour qui son produit résout un vrai problème de manière vraiment efficace. A vouloir cibler tout le monde, il risquerait d’avoir un produit qui au final n’est parfait pour personne, de se perdre dans beaucoup trop de fonctionnalités et de ne pas savoir comment communiquer efficacement.  Alors qu’ne s’adressant à un petit groupe il exploite une niche et peut fidéliser des clients qui seront ses ambassadeurs demain lorsqu’il voudra élargir son marché. Parfois, il est difficile de savoir quel est notre meilleur cible pour choisir sa niche, en d’autres termes qui est le plus réceptif à notre produit et notre solution. On peut alors avoir recours à des retours utilisateurs et de l’A/B testing pour mieux définir sa cible.

Une chose dont je n’ai pas parlé dans mon article d’hier sur le show d’hypnose à 42 mais qui m’a beaucoup intéressé est la manière dont le spectacle a commencé. L’enjeu pour eux était le même que pour un entrepreneur : trouver les gens à qui s’adresser, c’est à dire les plus réceptifs. Nous étions 140 dans la salle et pour  pour que le show se passe bien il fallait isoler le plus rapidement possible les personnes faciles à hypnotiser. C’est le but de la première partie du show : les tests de réceptivité. Dans ces tests simples, tout le public est pris a parti et seuls ceux qui réussissent une étape du test passent à l’étape suivante. En 3 étapes ont est passé des 140 personnes présentes dans la salle, à une vingtaine de personnes puis finalement les 3 personnes idéales. La fois d’avant il y a avait eu je crois 5 ou 6 personnes idéales. Ce qui est intéressant de noter c’est que ce tri se fait en fonction de la manière dont chaque personne réagi et donc sur des « retours clients » en quelque sorte…

Dès lors deux questions se posent : les hypnotiseurs feraient ils de bons entrepreneurs ? Quel « test de réceptivité » peut appliquer un entrepreneur a un secteur donné pour faire le tri entre ses clients potentiels ?

31 Mai

4 choses sur l’hypnose…

Mardi dernier se tenait à 42 la deuxième représentation d’un show des hypnozwithattitude , un duo d’hypnotiseurs. C’était pour beaucoup d’entre nous une découverte de l’hypnose.

Le show en lui même était réussi, c’est assez impressionnant de voir ce que l’une personne peut faire quand on s’adresse à son subconscient. C’était drôle, divertissant et instructif car suivi d’une sessions de questions réponses. Voici 4 choses que j’ai retenu sur l’hypnose :

  • Tout le monde peut être hypnotisé mais on peut être plus ou moins facile à hypnotiser. Une même personne peut d’une fois à l’autre être plus ou moins réceptive à l’hypnose. Cependant, plus on se fait hypnotiser, plus on devient hypnotisable facilement.
  • Il y a deux types d’hypnose. L’hypnose « spectacle » que l’on fait avec des gens très réceptifs qui s’endorment en un clin d’oeil et l’hypnose Ericksonienne qui met plus de temps a faire effet et qui est utilisé dans le médical et les consultations.
  • On opère des gens sous hypnose, cela permet de les anesthésier sans produits. Par sécurité, de l’anesthésiant classique est cependant prévu si une personne se réveille. Dans un autre domaine, des comédiens pratiquent de l’auto-hypnose pour être plus efficaces dans leur rôles.
  • On ne peut pas forcer quelqu’un qui est hypnotisé à aller contre son subconscient. Ainsi en cas de danger ou d’attaque à ses valeurs, une personne se réveillera ou refusera d’agir. Ainsi si on hypnotise quelqu’un pour qu’il arrête de fumer et qu’il ne le veut pas pour lui même ce sera moins efficace. De même, si on fait oublier quelque chose à quelqu’un, son subconscient risque fort de reprendre le dessus et de faire revenir la mémoire.
23 Mai

3 astuces pour bien manger sans se ruiner…

Un petit post très court pour présenter 3 astuces pour bien manger sans se ruiner et qui selon moi valent le détour. Si le poste d’hier utilisait les pizzas pour présenter le principe d’un algorithme de recommendations, cette fois-ci ce post n’a pour seul but que de vous aider a trouver un bon repas a petit prix. J’aurais pu inclure Groupon et la fourchette dans la liste mais j’ai préféré créer une liste entièrement sans réservation.

  1. Les petites tables. Les petites tables c’est une sélection de restaurants proposant des repas entier pour 10 euros ou moins. Il ne s’agit pas d’avoir un grand choix mais d’avoir au moins un menu qui rentre dans le prix. Le site noue des partenariats avec certains restaurants pour proposer un menu spécial pour leurs visiteurs.
  2. Buen. Si vous avez un peu plus d’argent et une idée un peu plus précise de l’endroit ou vous voulez manger, Buen vous propose des menus a moins de 15 euros a localiser sur une carte. L’équipe est aussi très réactive sur facebook pour conseiller les affamés.
  3. Une fourmii verte. Je ne sais pas pourquoi ils ont mit deux i a leur fourmi mais c’est sans doute pour avoir au moins un point faible car leur concept est tout simplement génial. Des restaurants, boulangerie et traiteurs fournissent à une fourmii verte leurs invendus à 22 heures. La start-up les récupère et les propose a la vente sur un bot messenger crée pour l’occasion. Chacun peut alors commander un plat, un dessert et une boisson pour 10 euros seulement et livré a domicile toute la nuit. Les invendus des invendus sont ensuite proposés à des associations. C’est l’occasion de se retrouver avec des plats de grande qualité tout en aidant a réduire le gaspillage. Le service est encore en test et ne couvre pas encore tout Paris. J’ai eu la chance de le découvrir lors d’un hackathon et c’est lui qui m’a donné envie d’écrire cet article.

Bon appétit !

22 Mai

Quelle pizza est faite pour vous ? Cet algorithme a la réponse…

Lors du workshop #intelAi sur l’intelligence artificielle on nous a parlé de manière simplifiée sur la manière dont Netflix propose des recommendations à ses utilisateurs. Je vous fait partager cette méthode en codant un petit « algorithme » de recommendation de pizzas en php.

Pour créer cette algorithme, je me suis basé sur les pizzas de Pizza king, une pizzeria proche de 42 et j’ai choisi 16 de leurs pizzas.

Première étape : Choisir les bons critères de recommendation.

La première étape de la fabrication d’un algorithme de recommendation est de choisir les bons critères de classement des produits. Ainsi, si Netflix utilisera des genres (comédie, Horreur, Romantique, …), nous utiliserons nous des grandes familles d’ingrédients. J’en ai choisi sept qui me semblaient pertinents : Charcuterie, Fromage, Poisson, Légumes, Viande Hachée, Poulet et épicé/piquant. Le dernier critère n’est pas vraiment une famille d’ingrédients mais reste un critère utile pour correspondre aux choix de l’affamé indécis en quête de pizza utilisant le programme. Une fois que vous avez votre liste de critères objectifs, passez à l’étape suivante.

Deuxième étape : Attribuer un poids aux produits.

Pour cette deuxième étape, un humain est nécéssaire. Il s’agit pour chaque produit disponible d’attribuer un poids à chaque caractéristique. Plus les poids sont attribués de manière précise et objective, plus l’algorithme sera efficace. Pour attribuer les poids, on va utiliser un tableau de int. Petit exemple avec la pizza charcutière.

Nous avons une pizza composée de : tomate, fromage, jambon, chorizo, pepperoni.
Nous devons attribuer une notre aux critères suivants : charcuterie, fromage, poisson, légumes,piquant, viande hachée, poulet.
Pour chaque ingrédient de la pizza, nous allons regarder comment il affecte nos critères :

Comme on peut le voir, un critère peut être affecté plusieurs fois et un ingrédient peut affecter plusieurs critères (le chorizo est de la charcuterie et est piquant).

A partir de la nous pouvons attribuer une note a chaque critère et placer toutes ces notes dans un tableau correspondant a la pizza et où chaque case est un critère.

$charcutiere = array(7,2,0,2,3,0,0);

Dans l’exemple ci dessus les notes sont sur 10.

Pour me simplifier le code, je vais aussi enregistrer au passage la description de la pizza dans mon tableau :

$charcutiere = array(7,2,0,2,3,0,0, »Charcutière : tomate, fromage, jambon, chorizo, peperonni »);

Le défaut de cette étape est qu’elle est subjective et que deux personnes peuvent attribuer dès lors un score différent à une même pizza. Nous pouvons maintenant passer à la troisième étape .

Troisième étape : Récolter les goûts de l’utilisateur

On pourrait imaginer faire une moyenne de toutes ses dernières commandes de pizza pour voir vers quoi tendent ses préférences. Pour ce test je vais plutôt me baser sur un petit formulaire rempli par l’utilisateur sur ce qu’il a envie de manger sur l’instant. En bougeant des curseurs, il pourra indiquer ce qu’il souhaite retrouver ou pas dans son repas.

Quatrième étape : Extraire une recommendation 

C’est maintenant que la magie s’opère. On va obtenir un score pour chaque pizza en fonction des gouts de l’utilisateur. En comparant les scores, on saura directement quelle pizza est faire pour lui.

Pour y parvenir c’est de la simple multiplication de « vecteurs ». On prend le critère 1 de la pizza et on le multiplie par le critère 1 de l’utilisateur. On y a joute ensuite le critère 2 de la pizza multiplié par le critère 2 de l’utilisateur et ainsi de suite.

Ainsi on fait simplement le calcul suivant :

score_pizza = (pizza.critere1 * client.critere1) +(pizza.critere2 * client.critere2) + (pizza.critere3 * client.critere3) + …

Une fois que tous les critères ont étés pris en compte, on découvre alors le score de la pizza pour l’utilisateur. plus le score est élevé, plus il est probable que ce choix convienne à l’utilisateur…

En php cela donne :

function getscore($pizza, $taste)
{
global $score1, $score2, $score3, $name1, $name2, $name3;
$temp = 0;
$var = 0;
while ($var < 7) //car on a 7 critères pour nos pizzas
{
$temp = $temp + ($pizza[$var] * $taste[$var]);
$var++;
}
}

Il reste en suite a savoir combien de résultats et comment vous voulez afficher les meilleurs scores mais le principe est là.

Moi je suis simplement parti sur l’affichage des trois pizzas préférées de l’utilisateur.

Pour finir

Pour finir il peut être intéressant de comparer les choix d’un utilisateur avec un autre utilisateur ayant des goûts similaires afin de perfectionner l’algorithme. Comme il peut être intéressant d’ajouter des critères  supplémentaires surtout lorsqu’on commence a connaitre l’utilisateur (par exemple tenir compte du nombre de fois ou chaque pizza à été commandé par lui pour savoir quelle est sa pizza favorite).

Si tout cela vous a donné faim, sachez que vous pouvez tester l’algorithme sur pizza.timotheemohr.com.